Résilience sans frontières : Comprendre et anticiper les risques et impacts climatiques transnationaux au Québec
Les changements climatiques ne connaissent pas de frontières: leurs répercussions à l’international peuvent se faire sentir jusqu’à chez nous. Ce projet étudie les risques et impacts climatiques transnationaux au Québec dans les secteurs de la transformation alimentaire et de la filière batterie.
Détails du projet
Responsable(s) scientifique(s)
Contexte
Dans un monde hautement interconnecté, les conséquences des changements climatiques dépassent largement les frontières des territoires où elles se manifestent. Les risques et impacts climatiques transnationaux prennent plusieurs formes : les impacts directs traversant les frontières (p. ex. sécheresses, inondations), la redistribution des risques par l’adaptation (maladaptation générant des effets ailleurs), ou encore les opportunités transnationales d’adaptation, telles que la coopération ou la mise en place d’infrastructures résilientes partagées. Or, les stratégies d’adaptation demeurent encore majoritairement axées sur les impacts locaux ou nationaux, sans toujours tenir compte de ces interconnexions mondiales.
Objectif(s)
Ce projet vise à mieux comprendre comment les risques et impacts climatiques transnationaux peuvent affecter le Québec. En particulier, il s’intéresse à deux secteurs clés :
La transformation alimentaire, essentielle pour notre sécurité et notre autonomie alimentaires;
La filière batterie, pilier de la transition énergétique.
L’objectif est de produire des connaissances concrètes pour aider les entreprises, les décideurs et les chercheurs à anticiper les risques, mais aussi à saisir les opportunités d’adaptation et de coopération inter et intra sectorielles.
Méthodologie
Dans un premier temps, ce projet réalisera un portrait général des principaux risques et impacts climatiques transnationaux, tous secteurs confondus. Cette étape permettra d’identifier les principales menaces et vulnérabilités, tout en définissant des secteurs stratégiques nécessitant une adaptation prioritaire.
Ensuite, l’étude se penchera plus précisément sur les deux études de cas : la transformation alimentaire et la filière batterie. Il s’agira de :
Analyser les dynamiques de propagation des risques et impacts climatiques transnationaux et les stratégies d’adaptation actuellement déployées en consultant des experts (méthode Delphi) et des acteurs dans les deux secteurs ciblés.
Étudier la perception des acteurs sectoriels sur leur exposition aux risques et impacts climatiques transnationaux, leur vulnérabilité ainsi que les opportunités d’adaptation à travers des groupes de discussions
Développer des analyses prospectives et recommandations stratégiques pour les parties prenantes des deux secteurs à l’étude.
Résultats attendus
Le projet permettra de cerner les principales vulnérabilités et opportunités d’adaptation ainsi que les dynamiques de propagation liées aux risques et impacts climatiques transnationaux au Québec. Il contribuera aussi à mieux comprendre comment les acteurs de la transformation alimentaire et de la filière batterie perçoivent et se préparent à ces enjeux.
Retombées pour l'adaptation
Retombées pour l'adaptation
Les analyses prospectives et recommandations formulées par l’étude permettront de soutenir la prise de décision des pouvoirs publics, des entreprises et des organisations de la société civile afin de renforcer la résilience du Québec face aux risques et impacts climatiques transnationaux.
L’étude permettra de renforcer ou de créer des maillages entre les acteurs de la chaîne d’approvisionnement des secteurs de la transformation alimentaire et de la filière batterie, ainsi qu’avec les milieux de la recherche et de la fonction publique, afin de favoriser une réponse d’adaptation plus coordonnée aux risques et impacts climatiques transnationaux.
Financeur(s)
Autres participants
Marie-Luc Arpin, Université de Sherbrooke
Adib Bencherif, Université de Sherbrooke
David King-Ruel, Université de Sherbrooke
Jennyfer Boudreau, Université de Sherbrooke
Noémie Lefrançois, Université de Sherbrooke
Mathilde Germain, Université de Sherbrooke
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