Manteau neigeux

Les données d’observations historiques montrent que la température de l’air au Canada a augmenté environ 2 fois plus vite que la moyenne mondiale. 

Le Québec, situé en zone subarctique, subit aussi un réchauffement important. Depuis les quarante dernières années, la province s’est réchauffée de 1 à 3 degrés selon les régions et de façon beaucoup plus prononcée en hiver.

Ce réchauffement exerce une influence sur :  

  • L’apparition tardive et la fonte précoce du manteau neigeux, c’est-à-dire que sa présence est raccourcie durant l’hiver

  • Les précipitations hivernales sous forme de pluie ou de neige, transformant le manteau neigeux en place

Variations du couvert neigeux en Arctique et en Amérique du Nord

En Arctique, les données d’observation récente du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indiquent un retard de 1 à 3 mois dans l’installation du couvert neigeux en 2019. 

Entre 1967 et 2018, l’étendue du couvert neigeux terrestre dans cette région a également diminué d’environ 13,4 % par décennie pour le mois de juin, soit une perte totale d’environ 2,5 millions de kilomètres carrés.

En Amérique du Nord, en 2023, les températures printanières élevées dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut ont donné lieu à l'étendue de couverture neigeuse la plus petite enregistrée sur 57 ans d'observations. 

Dans l’hémisphère Nord, une étude récente (Figure 1) a observé que :

  • Sur la période de 1981 à 2018, l’étendue du manteau neigeux a diminué au printemps et à l’automne. 

  • Cette tendance à la diminution se poursuivra jusqu’en 2100, avec des variations d’ampleur différentes selon le scénario d’émissions de gaz à effet de serre utilisé.  
     

figure1

Figure 1 : Série temporelle de l’étendue du manteau neigeux en Amérique du Nord pour le printemps (d’avril à juin). Référence Figure 1 : d’après Fig 8 de Mudryk et al (2020) - traduction libre.

Variation du manteau neigeux au Canada et au Québec

Dans la majeure partie du Canada, les données d’observation indiquent une réduction de l’accumulation de neige depuis 1981, ce qui représente une diminution du couvert neigeux de 5 à 10 % par décennie.

Au Québec, on observe un retard généralisé de l’arrivée des premières neiges en automne et une fonte précoce de la neige au printemps au sud.  Le manteau neigeux dure moins longtemps et contient moins d’eau dans le sud de la province.

Cette répartition variable entre le Nord et le Sud est illustrée dans les cartes ci-dessous. Entre 2000 et 2006, le manteau neigeux durait en moyenne 3,5 mois dans le sud, soit du 15 décembre au 1er avril, et 8,5 mois dans le nord, soit du 15 octobre au 1er juillet.
 

figure2

Figure 2 : Début (carte de gauche) et fin (carte de droite) du couvert neigeux continu. La date de début du couvert neigeux et la date de la fin sont choisies lorsqu’il y a présence de neige au sol pendant 30 jours consécutifs. Référence Figure 2 : Fig 2 de Brown (2010) - traduction libre. 

Les données d’observation indiquent aussi que l’accumulation maximale de neige est moins importante au Nord-Ouest de la province (moins de 100 mm d’accumulation) qu’à l’est (plus de 200 mm d’accumulation). 

Enfin, on retrouve les zones d’accumulation maximales en hautes altitudes. 

Dernière mise à jour de la page : février 2026.

 

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