Occurrence des gelées et les risque de dommages aux arbres du Québec

Webinar | September 2022

Speaker(s)

Marquis, Benjamin
RNCan, Great Lakes Forestry Center

Description

Les changements climatiques affectent la fréquence et l’intensité des évènements de gel se produisant dans les écosystèmes nordiques comme la forêt tempérée et boréale du Québec. Ce changement dans le régime de gel pourrait endommager les arbres et réduire la productivité forestière.

**Presentation in French**

Les changements climatiques affectent la fréquence et l’intensité des évènements de gel se produisant dans les écosystèmes nordiques comme la forêt tempérée et boréale du Québec. Ce changement dans le régime de gel pourrait endommager les arbres et réduire la productivité forestière. Cependant, deux sources d’erreurs, la variabilité interne des modèles climatiques ainsi que les différents modèles climatiques affectent les prédictions du risque d’occurrence de gel, donc, les prédictions du risque de dommages aux arbres par le gel peuvent diverger entre les modèles climatiques et pour différentes simulations provenant d’un même modèle climatique.

Nous avons donc utilisé 50 simulations climatiques générées pour différentes conditions initiales mais provenant d’un même modèle climatique régional ainsi que 5 simulations climatiques générées par 5 modèles climatiques régionaux différents suivant le scénario d’émission de gaz à effet de serre 8.5 le long d’un transect allant de la forêt tempérée à la forêt boréale du Québec entre 1955 et 2100 pour estimer l’effet de ces deux sources d’erreurs sur les prédictions d’occurrence de gel et de dommage aux arbres.

Nous avons considéré que chaque jour ou la température minimale était inférieur à 0 ˚C représentait un évènement de gel. La variation dans la date du dernier jour de gel printanier simulé entre les 50 simulations climatiques était supérieure de 21 jours que pour la variation entre les 5 différents modèles climatiques. Pour analyser le niveau d’exposition au gel printanier, nous avons utilisé un modèle éco-physiologique qui prédit la date d’ouverture des bourgeons. Nous montrons que 20% des simulations prévoit un gel après l’ouverture des bourgeons.

Donc, même en se basant sur le scénario qui prévoit le plus fort réchauffement de la température, nous estimons que des dommages aux arbres par le gel pourraient survenir une fois au cinq ans et ce, même dans un futur lointain (2100). Donc, les dommages aux arbres par le gel restent probables et devraient être considérés dans les plans d’aménagements forestiers, pour la sylviculture d’adaptation aux changements climatiques et dans les programmes de migration assistée.

 

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